
Richard Cloutier
LES CARNETS NOIRS — Le samedi 18 avril prochain, je serai au Salon Clandestin du livre à Fort Saint-Jean. Comme à l’habitude, nous serons une cinquantaine d’auteurs pour vous accueillir.
Il y a une histoire que j’aime raconter aux gens qui me demandent ce qu’est un Salon Clandestin. Évidemment, il s’agit d’un abrégé, mais l’essence de toute l’affaire s’y trouve. L’histoire commence donc dans un parc de Granby, en 2020, pendant la pandémie, avec des auteurs qui avaient leurs livres dans leur coffre de voiture.
C’est Éric Quesnel, Alex Tremm et Audrey Chevalier qui ont eu cette idée, du moins, qui en ont discuté et l’ont mis en œuvre. Les salons du livre traditionnels étaient annulés. Les mesures sanitaires rendaient toute rencontre compliquée. Mais l’envie de se retrouver — lecteurs et auteurs, dans le même espace — était plus forte que les restrictions.
Alors ils ont fait quelque chose de simple. Ils ont organisé une rencontre informelle, à l’extérieur, sans prétention. Des auteurs avec leurs livres. Des lecteurs qui circulent. Des conversations vraies dans un cadre décontracté.
Le concept a eu quelque chose que peu d’initiatives ont : il répondait à un besoin réel au bon moment. Les gens voulaient du lien. Ils voulaient des livres. Ils voulaient rencontrer ceux qui les écrivent.
Aujourd’hui, les Salons Clandestins se multiplient. Plusieurs par année. Surtout dans des érablières — avec des auteurs qui disposent des tables avec leurs livres le long d’un sentier, et des visiteurs qui déambulent entre les arbres. À Terrebonne. À Mont-Saint-Grégoire. À Lévis. À Yamachiche. Cette fois, à Saint-Jean-sur-Richelieu.
J’y participe depuis quelques années. Et à chaque fois, je comprends mieux pourquoi ce concept fonctionne. Un Salon Clandestin, c’est une conversation. Pas une transaction. Les gens viennent pour rencontrer, découvrir, jaser.
C’est aussi là que j’ai retrouvé Julie Nadeau — l’autrice qui m’avait aidé à démarrer avec Amazon lors d’un FaceTime mémorable pendant la pandémie, un nourrisson dans les bras. On s’était croisés sur un groupe Facebook. Le très populaire groupe : Les lecteurs de romans Noir/Horreur/Policier. On s’est retrouvés dans les sentiers. Je vous raconterai cette histoire bientôt.
Alex Tremm, l’un des fondateurs, nous a quittés depuis. Mais l’esprit qu’il a contribué à créer est toujours là — dans chaque sentier, dans chaque conversation, dans chaque livre qui change de mains sous les arbres. Porté par son compère des premières heures, Eric Quesnel, et maintenant avec le soutien du toujours sympathique Steve Anderson
Le 18 avril, je serai au Salon Clandestin de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Fort Saint-Jean. Nous serons près de 50 auteurs. Venez passez du bon temps avec nous !
→ Tous mes événements 2026 : richardcloutierauteur.ca/evenements/
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